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Marouflage tout azimut

Publié le par jackie Boullier

Colle, papier, cutter

déchirures, destruction...
 

Séance Marouflage dans l'atelier ! C'est du pur rock and roll.

Une copine y a laissé des plumes. Elle n'existe plus. La toile n'a pas voulu le dessin. Triste moment pour le créateur. L'échec n'est pas facile à supporter. L'âme rôde encore dans les lieux du massacre. Une autre fois alors ?...

Il y a embouteillage dans le tiroir. Nous sommes nombreuses à vouloir sortir de l'anonymat. La peintre a des fourmis dans la tête. 


Les nominées sont (pauvre César) : 

 

Allez, danse !


Je me suis couchée sur du contreplaqué.

 

Rêve : liège sur contreplaqué

 

Cà gaze !

Marouflage sur papier. La tête me démange. J'ai failli y passer. Il

semblerait qu'il n'y ait pas d'acalmies.

 

A bientôt.

 

 

Allez danse ! et çà gaze.
Allez danse ! et çà gaze.
Allez danse ! et çà gaze.

Allez danse ! et çà gaze.

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Ménage de Printemps

Publié le par jackie Boullier

 

C'est le printemps... Enfin très bientôt. Nous ne savons plus à force : pollution, cycle naturel... ?

Heureusement, la nature a ses lois. Elle est libre encore un petit peu.

 

Alors, les oiseaux s'aiment naturellement et font leur nid. Pas de question : c'est l'heure.

 

L'atelier a fait le ménage. Il pleut dehors. Tu n'as rien d'autre à faire. Bien-sûr que si,  mais tu nous préfères, question d'équilibre.

 

Doucement, l'artiste a ouvert son tiroir, comme chaque matin elle ouvre sa commode. J'ouvre un album photos ? 

 

C'est un rituel : elle va voir ses petits : la toile d'hier, la toile d'avant-hier, la toile de demain. L'artiste commence sa journée. 

 

C'est dit, c'est fait : séance lifting, marouflage et compagnies.

Elle s'agite comme les dames oiseaux quand elles sentent venir l'heure.

Nous voici :

 

Moi : étang au Mignot - Je reste dans le jus. Elle épanche un peu de pastel.

Elle pense à l'encadrement. 

 

Moi,moi : A la mer

Elle n'aime pas le bleu l'artiste, même si elle l'utilise à chaque coup de pinceau.

Le bleu, c 'est l'allié de l'ombre et de la lumière aussi tout dépend outremer, prusse, cobalt. 

Du coup, elle me colle. Je résiste. Je cloque. Elle a peur et me menace de la poubelle. Non, elle revient. J'ai collaboré. 

 

Le bleu est l'allié du peintre. Je suis primaire, pardon !


Pas mal. Me voilà sortie de sa tête. Je suis née.

Je me nomme : A la mer

 



 

A la mer et Etang au Mignot
A la mer et Etang au Mignot

A la mer et Etang au Mignot

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Clown roux : dernière toile

Publié le par jackie Boullier

Elle me voulait comme hanté de ses souvenirs d'enfance. Le clown, c'est marrant mais pas toujours...

Au cirque, elle aimait être au  premier rang. Elle n'aimait pas non plus être au premier rang. Faudrait savoir !

Le cirque, pour elle, était un lieu singulier fait de lumières et d'odeurs, et d'émotions surtout.

 

Elle aimait voir le visage du clown de près,  tout près, un visage éclaboussé de farine ou de poudre.
Le pot de peinture suintait délavé petit à petit par la transpiration. Il s'agitait comme un pantin. Il la faisait rire aux éclats et la laissait seule en partant à la fin de son numéro.

Les pastels se sont écrasées avec vigueur sur le papier; la perruque rouge mal ajustée a lutté pour imposer sa force. Les yeux bleus voulaient rester bleus comme pour rappeler la présence de l'être humain sous le fard ; l'habit de lumière s'est sali.

Je suis le clown roux. Resterai-je ainsi lorsqu'elle aura décidé du "trait final".








Clown roux : dernière toile

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BORHINGER ET GRAND CORPS MALADE

Publié le par jackie Boullier

 

Voilà bien des années que je n'ai pas pleuré après une prestation. J'écris prestation pour ne pas dire chanson. Deux grands personnages : un poète et un acteur se sont rencontrés. Deux hommes se sont unis pour exprimer autre chose que des paroles ordinaires. Enfin, une liberté d'expression humainement utilisée.

Aimez ou n'aimez pas mais ces idées, que beaucoup partage, sont exprimées sans violence, sans injures, sans mensonges.  

Maman, là-haut, tu dois être fière de ces deux-là. Je t'entends, tu dis : du tonnerre, les gars !

 

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GRAND CORPS MALADE - FUNAMBULE

Publié le par jackie Boullier

Que dire de plus !

De la poésie ! Un jeune sans haine qui a déjà du recul sur la vie et qui aime partager. S'il passe dans votre ville, n'hésitez pas à aller voir son spectacle, c'est vraiment enrichissant, motivant. Il y circule de l'oxygène et de la bonne humeur.

Cette vidéo est vraiment artistique. J'aime simplement.

 


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Ma dernière toile : l'équilibriste

Publié le par jackie Boullier

J’ai grillé la politesse à une reprise qui n’aimait pas les reprises. Quant à l’’artiste-peintre, elle n’aime pas les « remakes » non plus, alors… Pourtant, il n’y a rien de plus pugnace que cette artiste là ! Je me demande si, dans la vie, elle lâche aussi mal ou aussi bien l’affaire !

 

Cette toile, partie dans les Caraïbes, attend un double depuis des années ; elle semble ne pas être satisfaite et attend toujours sa conclusion : son point final. Je n’aimerais pas être à sa place. Elle souffre le martyr. Cela risque de durer un moment…

Patiente, j’attendais l’encadrement dans le tiroir d’attente, celui des sans cadre, des non marouflées. L’artiste m’avait collée un fond qui influençait salement mes couleurs. J’étais devenue terne à ses yeux. Moi, je me sentais mal couchée. Heureusement, une idée persistante, qui durait depuis 1999, réveilla d’un coup les pastels, les feutres, l’acrylique, le cutter (Aïe !). Aujourd’hui, je me trouve à mon goût, terminée, à ma place. Je sens qu’elle va me signer. Yes !!!!

 

Je m’équilibre sur un bras. Je me chauffe sous un soleil rouge. Je lui offre ma peau. Je capte sa chaleur. Je remercie le ciel. Je l’invite. Je suis bien. Qui est cette femme-arbre qui m’offre sa branche ? Et si elle cédait ?...

 

Je suis l’équilibriste.

 

Ma dernière toile : l'équilibriste

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Trop fort : des chamois échappent à une avalanche !

Publié le par jackie Boullier

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Toiles qui parlent : Pets

Publié le par jackie Boullier



Une envie d'encre de Chine :  de la vraie, de la pure.
Son pinceau usé : son vieux, très vieux ; on en cherche les poils,
c'est dire !

La forme s'est imposée sur le papier fort.

Je suis apparue, crâneuse, un soir d'hiver, d'hiver dans tous les sens du terme. Il y a des jours comme çà. Les artistes ne font pas exception.

J'ai lutté pour rester de noir et de blanc, pour que l'on continue à sentir l'encre, LA CHINE (celle-là, on l'aime bien). C'est de l'humour de toile, bien-sûr.

Furieuse, elle a pris un atomiseur d'encre jaune, de rouge, de bleu ;
elle m'a douchée sans complexe, recouverte d'une poudre de pastel, fixée d'une poisse parfumée. Elle m'a emprisonnée. Elle m'a fixée.
Depuis, elle et moi, moi et elle, nous allons mieux. Nous sourions.

Je ressemble à une mère de famille qui, après avoir lutté pour ne pas avoir d'animaux à la maison, sort le soir pour aérer les têtes....
Brrr... çà pince l'hiver....

Je vais me coller sous la presse avec les copines, en attendant les jours de soleil, celui de mon marouflage et de ma sortie en salle.

A bientôt !


 

Toiles qui parlent : Pets

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Etienne Daho - collaboration avec Dominique A - En surface

Publié le par jackie Boullier

Le dernier CD d'Etienne Daho -Les chansons de l'innocence retrouvée- est, pour moi, une oeuvre mature et accomplie.  
 
Un de mes titres préférés : "En Surface", texte co-écrit avec Dominique A (victoire de la musique 2013) :

  
Que de temps passé en surface,
Que de temps à ne pas s’encombrer
Du temps et des étoiles tombées.
Que de temps passé en surface.
Je me voulais léger, léger
Du plaisir sans se retourner.
Ce plaisir ne m’allégeait pas,
la beauté n’avait pas de bras.
Je rêvais d’une vie de plumes,
Ignorais la stèle et l’enclume
Je balayais mes propres traces
Que de temps perdu en surface.
Que de temps passé en surface,
Que de temps à ne pas succomber
Au spleen et aux étoiles plombées.
Que de temps passé en surface.
L’éphémère était mon crédo
Et hier, à la mauvaise place.
Je n’aimais pas trop mon cerveau,
Mon corps envahissait l’espace.
Et puis j’ai vu bouger la surface
Tout le temps venant à déborder.
Je pensais ne pas y penser,
Oui mais nos pensées nous dépassent
Et j’ai glissé sur la surface,
Délesté de la légèreté.
J’ai compté les étoiles tombées
Et claqué le temps perdu en surface.
Que de temps passé en surface.
Que de temps à ne pas s’encombrer
Du temps et des étoiles tombées.
Que de temps passé en surface.
 



Et tant pis si la pochette ne plait pas. Elle est belle la porte forgée, aussi.


Pochette de l'album "Les Chansons de l'innocence retrouvée", d'Etienne Daho (2013).

    
 
 
 
 

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Dernière oeuvre : La levée ou la dernière goutte qui fit déborder la soupière !

Publié le par jackie Boullier

Depuis un jour de 1998 où j'apparus sur une feuille noire de suie, je n'ai malheureusement pas réussi à trouver une identité.

Sortie de temps en temps pour prendre l'air, je ne trouvais jamais le point final. Je fus pourtant signée et exposée avec mes camarades, mais l'artiste ne me trouvait jamais à son goût. Elle piétinait devant le chevalet et finissait pas me lâcher. Abandonnée dans un cadre, exposée au clou. Au clou, ce fut longtemps le cas...

Malgré ses allers et venues, je ne trouvais pas grâce à ses yeux. Que manquait-il ? De la lumière, c'était certain mais pas seulement. Un message ? Pourquoi ? Je ne pouvais me suffir à moi-même.

Alors un jour de 2013, enfin, l'artiste décida de me maroufler ; il fallait me sortir du cadre, du noir et trouver la lumière. Elle tourna encore quelques jours, avant qu'une forme nouvelle apparaisse sous mes fesses ; les couleurs s'invitèrent lentement ; une soupière ou une lampe d'Aladin apparut. Il fallait que je prenne naissance. Le déséquilibre m'affubla d'une goutte d'eau ou d'huile. Pour soulever l'homme, la femme le presse comme un citron. Est-ce une vérité ? Le pire est que l'artiste ne pense jamais à ce qu'elle fait. Elle ne prémédite pas ou que très rarement. Elle est libre de sa composition et de ses fantasmes. Elle rend le spectateur libre de son interprétation et de ses rêves. Elle lâche. Elle donne.

L'ensemble tenait avec le thème. Me voici terminée !  Pourvu qu'elle ne change pas d'avis, en écoutant MOZART ou LES ROLLING STONES !...

Je suis : la levée ou la goutte qui fit déborder la soupière.



 

Dernière oeuvre : La levée ou la dernière goutte qui fit déborder la soupière !

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